Variés. Notes aiguës, fines et rapides. Certains avec trilles, sifflés ou sèches. D’autres bourdonnants. Leur reconnaissance est tout un art!
Vif et rapide pour la majorité.
Milieu forestier humide avec des zones ensoleillées.
Entre 3 et 5 œufs dans un nid en forme de coupe très bien camouflé. Couvaison de 10 à 14 jours.
Connaissez-vous les parulines, dénommées autrefois fauvettes? Ces petits passereaux aux couleurs éclatantes qui font le bonheur des ornithologues lors de leur arrivée au printemps. Plumage jaune, bleu, orangé, marron, rougeâtre, orange vif, roux, gris, noir. Il y en a pour tous les goûts!
Dans ce texte, vous découvrirez ce qui les rend uniques, les particularités de leur comportement et vous découvrirez trois parulines exceptionnelles qui visitent notre territoire : La Paruline à calotte noire, la Paruline rayée et la Paruline du Canada.
Grandes voyageuses, elles parcourent en moyenne 5000 km, deux fois par année, entre leur aire d’hivernage (Amérique centrale, Antilles, Vénézuéla, Colombie, Équateur, etc.) et leur aire de nidification (Canada, Territoire du Nord-Ouest, Alaska, etc.). Un exploit incroyable pour un si petit oiseau dont le plus petit, la Paruline à calotte noire, pèse environ 7,7 grammes, soit un peu plus qu’une pièce de 2$. Toujours en mouvement, elle plane pour attraper un insecte ou volette dans le sous-bois, la queue souvent frétillante. Seules les femelles couvent les œufs et les oisillons, mais les mâles participent au nourrissage des jeunes. Si un adulte détecte un prédateur de nid, il peut simuler une aile cassée pour distraire le prédateur.
Les parulines sont uniques en Amérique. On en dénombre plus de 24 espèces au Québec et plus de 16 y sont observées de façon exceptionnelle. Elles arrivent en avril et en mai, les mâles nous visitent en premier pour s’approprier les meilleurs territoires. Prêts à fonder leur famille, ils arborent leur ravissant plumage nuptial afin d’attirer une partenaire.
Lors de leur arrivée, elles sont si nombreuses qu’on ne sait plus où poser ni les jumelles ni la caméra. Toutefois, leur identification demeure tout un défi compte tenu de leur grande variété et de la rapidité de leur déplacement, surtout à la fin de l’été alors que leur plumage est moins coloré et que les petits sortent des nids.
Le meilleur moment pour les observer demeure le début du printemps, et ce, avant le déploiement des feuilles, car par la suite, il devient de plus en plus difficile de les apercevoir. Bien cachées à la cime des arbres ou pour certaines, dans les bosquets touffus, mais heureusement, le vaste répertoire de leurs chants demeure notre principal repère pour tenter de les observer. Et quel enchantement lors de nos randonnées estivales!
C’est la Paruline rayée qui gagne la palme des distances en parcourant plus de 10 000 km sans escale pendant trois jours dont plus de 2900 kilomètres au-dessus de l’océan Atlantique, et ce, deux fois par année. Avec son poids de 13 g, elle part du Vénézuéla à la fin du mois d’avril et se dirige dans la forêt boréale de l’Amérique du Nord. Elle refait le parcours inverse à la fin du mois d’août après avoir terminé sa nidification. Cela explique bien sa courte durée de vie de moins de 4 ans. Par ailleurs, son chant mettra votre ouïe à rude épreuve. La plupart des parulines chantent à une fréquence comprise entre 1000 et 8000 Hz, mais le chant de la paruline rayée peut atteindre 10 000 Hz, une fréquence aiguë élevée.
Une de mes parulines préférées est la Paruline du Canada. Élégante, ses caractéristiques sont bien distinctives : lunettes jaunes et collier formé de rayures noires. Nous avons la chance de la retrouver à quelques endroits autour du lac Sauvage et dans les Laurentides. Elle s’observe dans la végétation basse, les fourrés et les bois humides. J’ai mis plusieurs années avant de pouvoir l’admirer, mais c’est au lac Sauvage que j’ai eu ma première chance.
Malheureusement, selon le deuxième Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, elle est la seule paruline des forêts septentrionales à faire partie des espèces en péril au Canada. La perte de son habitat en Amérique du Sud contribue à sa diminution. Par ailleurs, le morcellement des forêts anciennes et des zones riveraines boisées dû à l’expansion urbaine et à l’agriculture nuit à sa reproduction en Amérique du Nord.
En conclusion, même si certaines parulines ne sont que de passage dans les Laurentides, car elles nichent plus au Nord, plusieurs ont adopté les Laurentides pour y fonder leur famille. En ce début d’été, certaines nicheuses couvent et d’autres débutent l’élevage de leurs petits qui quémandent avec insistance pour être nourris. Soyez attentifs, vous aurez peut-être la possibilité d’observer des scènes touchantes en plein cœur de la forêt.
Bonnes observations!
Reférences:
Depuis 2022, comme ornithologue amateur, j’ai eu la chance d’observer plus de 82 espèces d’oiseaux au lac Sauvage que je consigne précieusement sur un site nommé eBird, et ce, afin de contribuer à la science comme citoyenne chercheuse. Passionnée, j’ai déjà rédigé plus de 1000 listes. Si vous souhaitez en connaître davantage ou simplement m’indiquer la présence d’une espèce qui vous intrigue, n’hésitez pas à entrer en communication avec moi. Je fais partie de l’Association ornithologique des Hautes-Laurentides et je suis toujours en quête de nouvelles découvertes.
Variés. Notes aiguës, fines et rapides. Certains avec trilles, sifflés ou sèches. D’autres bourdonnants. Leur reconnaissance est tout un art!
Vif et rapide pour la majorité.
Milieu forestier humide avec des zones ensoleillées.
Entre 3 et 5 œufs dans un nid en forme de coupe très bien camouflé. Couvaison de 10 à 14 jours.
Depuis 2022, comme ornithologue amateur, j’ai eu la chance d’observer plus de 82 espèces d’oiseaux au lac Sauvage que je consigne précieusement sur un site nommé eBird, et ce, afin de contribuer à la science comme citoyenne chercheuse. Passionnée, j’ai déjà rédigé plus de 1000 listes. Si vous souhaitez en connaître davantage ou simplement m’indiquer la présence d’une espèce qui vous intrigue, n’hésitez pas à entrer en communication avec moi. Je fais partie de l’Association ornithologique des Hautes-Laurentides et je suis toujours en quête de nouvelles découvertes.